En cette journée du 26 décembre, je profite de l’accalmie de la pluie pour rejoindre le plan d'eau de Saint Jean afin de taquiner la carpe.
Devant cette étendue naturelle où la faune et la flore s'en donnent à cœur joie, je ne peux m'empêcher d'être attristé par le sort réservé à cet espace de loisirs. Lâchement abandonné par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, le Plan d'eau de la Vallée de l'Othain n'attend pas un milliardaire pour ce remettre à flots mais simplement une bonne volonté politique. Avec de petites idées peu coûteuses à l'échelle de l'intercommunalité, on pourrait redonner à cet endroit, un accueil durant les saisons printanières et estivales et offrir au projet touristique, qui reste lui aussi malheureusement à définir sur ce Territoire, un excellent atout. Des bungalows sanitaires pour permettre aux caravanes, toiles de tentes ou camping-cars de venir s'implanter ici, un accrobranche privé pour donner l'envie de découvrir cet espace d'en haut et c'est tout une micro-économie locale qui pourrait se mettre en place pour accompagner les cavaliers, les pêcheurs et le téléski, à redonner une Vie à ce microcosme environnemental. Seulement, ces idées simples semblent insurmontables à l'échelle des mentalités actuelles dont certaines n'ont que faire du bien-être des populations dès que ça dépasse le cadre du colis des anciens. En 2010, le Président de la CCPL m'avait confié la tâche d'effectuer un rapport jeté aux oubliettes comme tant d'autres. En cette veille de nouvelle année et de souhaits, j'ai fait le vœux en regardant les baraquements fermés, qu'un jour on revoit des gens attablés en train de déguster un bon sandwich, pourquoi pas, au saucisson du Marvillois.
Bien que je n'ai pas pour habitude de souligner le malheur survenu à une famille sur la RD618, pour promouvoir les dangers de cette route, je dois malgré tout m'y soumettre pour crier mon exaspération emprunt d'une grande tristesse.
En trois mois, 3 accidents graves sont survenus entre Tellancourt et Longuyon dont un mortel et à des endroits que nous désignons depuis longtemps comme risqués.
Dernièrement j'ai interpellé la Préfecture et le Conseil général pour leur rappeler la convention qu'ils ont signées ensemble en 2010. A ce jour, seule la Préfecture a dénié me répondre pour simplement renvoyer la problématique sur le Conseil général qui ne prend même plus la peine de me répondre.
On va encore me dire, pour relativiser le problème, que les trois accidents sont intervenus pour des raisons comportementales. Mais est-ce que le comportement ne serait pas la conséquence d'un tracé inadapté à la haute fréquentation de cet axe ?
Les travaux réalisés et financés en très grande partie par la Commune de Tellancourt vont dans le bon sens pour sa sécurisation, mais que fait on du reste de cet axe ?
Dans le Sud du Département, on a trouvé d'énormes moyens pour construire un « raccourci », le Nord reste, quand à lui, bien éloigné de toute décision !
Les usagers et les riverains de la RD618 aimeraient imaginer un avenir avec cette Route sans devoir enterrer l'un des leurs chaque année...
Cyril COTINAUT
Président de l'Association RD618
Après avoir pris connaissance de l’Étude commandée à l'Agape au sujet du Transport à la demande, il y a des choses qui me surprennent.
En effet, l'Agape préconise une collaboration avec les Taxis du Territoire. Pour un potentiel de 3000 personnes, il n'en existe que très peu et en plus ils assurent presque tous du VSL (qui est prioritaire sur le Taxis). De plus, gérer des appels et trouver des Taxis demande une personne à la réception de l'appel (laquelle doit avoir un remplaçant durant ses jours d'absences). Enfin, il faut une surveillance très accrue pour éviter les débordement auxquels pourraient se livrer quelques Chauffeurs.
Si l'on souhaite réserver ce transport à une certaine catégorie de personnes, nous devrons en justifier la raison. Le terme « personne à mobilité réduite » étant trop vague, il faudra vite se tourner vers une « classification administrative » du type « Personne ayant une carte d'invalidité ». Et dans ce cas il faudra faire le choix d'opérateur ayant des véhicules adaptés. Dans le cas contraire de cette « classification », toutes les personnes pourront utiliser le TAD. Ce qui revient à dire que le succès sera au rendez-vous, mais que l'infrastructure ne sera pas adaptée.
Je trouve très dommage que l'Agape ne préconise pas un rapprochement avec la Semitul qui gère le Transport du Grand Longwy via le Sitral. Pour information la Semitul est une société d'économie mixte qui a la connaissance parfaite de la mise en place des transports, qu'ils soient urbains ou ruraux. Elle a d'ailleurs mis en place le Transport à la demande et le transport adapté pour les communes adhérentes au Sitral.
La Sémitul n'a pas exclusivité de travail avec le Sitral et peut donc devenir notre Maître d’œuvre dans ce dossier sans pour autant devoir intégrer le Sitral (bien que celui-ci séduit de plus en plus de communes). Et au cas où les communes décidaient d'adhérer au Sitral, nous bénéficierions des infrastructures en place (Standard, Logiciel, Billetterie, Personnel...).
Avant de valider l’Étude de l'Agape, je préconise, pour ma part, que l'on concerte des gens compétents en matière de transport de personnes avant de se lancer dans cette aventure qui peut s'avérer être très couteuse pour la Collectivité. Pour ce faire, le Directeur de la Semitul, Monsieur Franck Wirtz, serait d'accord pour répondre à toutes nos questions.
Par expérience (car j'ai été propriétaire d'une société de Transport), je puis vous dire que la logistique en matière de transport est un métier à part entière. De plus les coûts ne peuvent être maitrisés correctement car ils dépendent essentiellement du cours du Pétrole.
Il y a quelques années, la municipalité de Grand-Failly, dirigée par le Maire actuel décidait d'investir pour le bien-être de ses habitants. Pionnier dans le longuyonnais, le village se dotait de l'adsl via des bornes installées avec l'aide de France Télécom sur l'église du village. Un investissement élevé mais qui fonctionnait très bien. Fin 2010, le Conseil général décidait d'implanter son propre opérateur et ses propres bornes hertziennes pour diffuser internet sur le village, une diffusion normalement plus puissante. En toute logique les habitants de Grand-Failly s'abonnèrent en nombre au nouvel opérateur. Mais voilà, les bornes du "Conseil général" étant finalement mal placées et impuissantes, une grande partie des villageois ne captent pas le nouvel opérateur. Depuis, c'est tout une partie des villageois qui se retrouvent sans internet. Grand-Failly qui avait fait un grand pas en avant, se voit obligé d'en faire deux en arrière... C'est ce qu'on appelle la danse d'Echternach !



