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Quand le passé refait surface - Longuyon
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C’est en souhaitant développer sa collection de cartes postales que Monsieur Balland, alors en quête de nouvelles découvertes, est tombé sur un antiquaire qui lui a proposé trois boites de plaques photographiques en verre provenant d’un grenier d’une ancienne maison désaffectée de Longuyon.
Malgré la tâche ardue qui les attendait, les développeurs ont fait des miracles et les technologies actuelles (appareils photo numériques et logiciels de développement) ont permis de redonner vie aux photos. Monsieur Balland raconte que « le photographe à photographié chaque négatif posé préalablement sur une table lumineuse. Il a ensuite développé les photos informatiquement puis, centimètre par centimètre, a restauré les clichés faisant de la sorte disparaitre les tâches et poussières. Il a enfin reconstitué les parties manquantes, joué sur la luminosité et les contrastes. Et après des heures de travail sur chaque photo le résultat ne pouvait qu’être bluffant ».
Ces plaques de verre sont des images positives ou négatives utilisées depuis 1839. Le verre était recouvert d’une couche sensible à la lumière constituée d’argent et d’une substance qui adhère au verre. Cette substance, une fois exposée, créait un négatif permettant par la suite un tirage illimité de photos.
Un rapide coup d’œil sur ces anciens négatifs a permis à ce collectionneur passionné de reconnaitre quelques quartiers de la ville de Longuyon et il n’en a pas fallu plus pour qu’il décide d’acquérir une cinquantaine de clichés.
Pour autant, les années ont passées et le procédé de développement qui s’est dans un premier temps raréfié a finalement totalement disparu comme bon nombre de techniques utilisées par les artisans.
Un travail de longue haleine
Courant 2010, Monsieur Balland a rencontré une association belge qui lui a alors proposé d’essayer de développer ces négatifs. Mais la tâche s’est avérée longue et compliquée car ces vieux clichés d’un autre temps ont bien souffert. Les matières chimiques utilisées à l’époque ont difficilement résisté aux années et les plaques de verre, souvent oubliées dans de vieilles malles au fond de caves ou de greniers humides, ont fini par s’altérer totalement jusqu’à devenir inexploitables pour certaines d’entre elles.
C’est d’ailleurs ce que redoutait le collectionneur : « Depuis des années, j’avais ce petit trésor à la maison et n’avais qu’une envie, voir ce qui se cachait derrière ces plaques, car si par transparence il m’était possible de reconnaitre certains endroits de la ville ou distinguer des personnages, il ne m’était pas permis de distinguer les détails du cliché sans un développement ».
Sur les traces des anciens
Petit à petit des morceaux de l’histoire de Longuyon ont refait surface : l’église Sainte Agathe, la grotte, des processions, des enterrements, un magasin de vélos ou une fanfare devant l’ancienne caserne, des scènes de la vie quotidienne sont apparus au cours du développement. Certaines photos dateraient du début du 20ème siècle.
La ville ayant été occupée pendant de longues années par les Allemands, de nombreuses photos ont été prises par l’occupant. Il a donc de fortes chances que de nombreuses plaques de verre, photos et cartes postales soient encore aujourd’hui cachées au fond de vieux greniers Outre-Rhin.
Une passion sans fin
Grâce à internet, Monsieur Balland a eu l’occasion de retrouver et d’acheter de vieux albums photos provenant d’Allemagne qui retracent la vie de la ville de Longuyon. Il ne perd pas espoir de retrouver encore d’autres petits trésors et de pouvoir mettre à jour une partie de l’histoire de sa ville car la photo reste le meilleur témoin de l’histoire et de la vie.
Reste à espérer que ceux qui possèdent encore de vieilles plaques de verre penseront à les protéger ou à les céder afin que le temps n’efface pas complètement l’histoire. Les photographes des temps modernes pourront ainsi faire revivre le passé.















