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Sur les traces des anciens - Longuyon
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A cette époque, la ville comptait certainement plus d’habitants qu’elle n’en a jamais comptés par la suite puisque les Allemands avaient implanté pas moins de cinq lazarets – hôpitaux militaires – dans la commune. Route de Vivier, en l’école Sainte-Chrétienne ou non loin de l’ancienne caserne, des dizaines de baraquements regroupaient les blessés et malades de retour du front.
Les années ont passé et les bruits des bombes et du vrombissement de la locomotive ont laissé place à celui des voitures et le décor bucolique a été remplacé par des habitations.
A une époque lointaine mais que certains anciens ont malheureusement connu, Longuyon était une des bases-arrière très importante durant la guerre de 14-18.
Endroit stratégique au temps où le chemin de fer était un des moyens les plus importants pour le transport des armes, munitions ou ravitaillements en tous genres, Longuyon était incontournable. C’est pourquoi l’armée allemande avait choisi entre autre de s’y implanter.
Du pain pour les combattants
S’il ne reste que très peu de traces des deux dernières guerres, les anciennes photos révèlent parfois des passages de l’histoire dont peu de gens peuvent encore raconter leurs existences.
Lors de la première guerre mondiale, l’histoire relate que Verdun a été l’un des plus grands champs de bataille. Pour les troupes allemandes qui se trouvaient sur place, la piquette et le pain faisait partie du repas quotidien et pour ravitailler une partie de ces hommes, l’armée allemande avait construit à Longuyon une énorme boulangerie industrielle.
Cette boulangerie était à l’emplacement même de la pharmacie des Allondières qui n’en a gardé que les fondations. A cette époque, il n’y avait encore que des champs qui entouraient la bâtisse, mais de cette période a survécu le bâtiment servant de stockage des matières premières situé à l’angle des rues Louis Barthou et Paul Doumer.
Cette entreprise employait un nombre important de soldats et remplissait chaque jour des dizaines de wagon de pains. Pour transporter cette marchandise, la rue Louis Barthou était à l’époque une ligne de chemin de fer qui empruntait le Pont Tartary pour rejoindre la rue de Metz et la gare.
Cette ligne servait déjà à amener les matériaux sur le haut de la ville pour la construction de la caserne. Mais à l’arrivée des troupes allemandes, la petite locomotive faisait ses allers et retours pour venir chercher les grosses miches de pain à destination du front délaissant la construction des bâtiments de la caserne le temps d’une guerre.
Devoir de mémoire
Le pont Tartary s’est transformé en passerelle et les trains sont devenus de moins en moins nombreux. Certains boulangers de l’époque reposent peut-être au cimetière allemand.
Les longuyonnais fêteront bientôt un siècle d’histoire, une histoire qui se doit d’être contée pour ne pas se perdre dans l’oubli.















